«Ah si j’étais un homme, je serais capitaine d’un bateau vert et blanc…»
Vaste blague, sûrement pas!
Avec mon expérience de femme, que ferais-je si je me transformais subitement en être rempli de testostérone? Serais-je un chevalier blanc ou le pire des soupirants?
Je connais la réponse, elle ne va pas vous plaire: je serais une vraie ordure.
Oui, une immonde crapule. Je l’annonce sans incertitude.
Assurément, je ne serais pas un mec bien. J’aurai tout du gendre idéal mais ne serais, en fait, qu’un polisson qui joue avec les sentiments. Je serais un épouvantable énergumène comme le poète François Villon en son temps.
Pour résumer, je pourrais être qualifié de « très gros con ».
Parce que je saurais quel pouvoir incroyable je détiens et que j’en profiterais à très mauvais escient.
Je serais celui qui termine ses soirées arrosées cul nu en dansant sur les tables en jouant à l’hélicoptère avec son appendice érectile.
Celui qui se réveille le lendemain de veille avec une belle nana à ses côtés dont il a oublié le prénom. (Ou d’une laide comme le péché, l’alcool rend beau.)
Ceci étant dit, étant plutôt bien achalandée en version féminine, j’ose espérer que je posséderais un attribut apte à sodomiser autre chose que des poissons rouges. Parce que moi, je saurais que çà compte.
Je serais le prince des excuses foireuses, j’en sortirais un florilège tantôt classique, tantôt inventif en fonction de la naïveté de la pauvre donzelle tombée dans mon filet:
«Il est encore temps que notre histoire ne commence pas.», «Je ne suis pas prêt, mon ex, ah cette vilaine garce m’a bousillé mon tout petit cœur de beurre.», «Bah, tout compte fait, ,je me remets avec mon ex pour finir (oui, la vilaine garce, c’est çà)», «Je suis allergique à ton chat ou à toi, dans le doute restons-en là», «Je me suis cassé le genou donc tu vois par extension ça brise le lien «Je-Nous», tu comprends?», «J’ai laissé mon téléphone dans la voiture pendant deux jours. Je te réponds donc seulement maintenant. Par mail», «Oui, on peut tester la vie à deux chez moi. Tu gardes ton appartement au cas où. Et tu paies deux loyers, ça te va?»
Bien entendu, je serais infidèle car ce qui ne se sait pas, n’existe pas. Je visiterais d’autres lits et j’aurais l’audace de dire à mes maîtresses que je ne trompe que «parfois», histoire d’atténuer ma faiblesse et qu’elles se sentent valorisées et privilégiées d’avoir été choisies par moi. Je serais le Louis XIV du 21ème siècle. J’aurais mes favorites et elles se jalouseront. Car je ferais tout pour qu’elles se battent pour moi….ou plutôt, je ne ferai rien…Ce sera bien assez pour que débutent les hostilités. Ma cour sera entretenue sans difficulté.
Le jour où je déciderais de les quitter pour de bon, je resterais loger une dernière fois pour voir dans quel état ça les met. Et la nuit, si l’une d’elles se met à sangloter au bord du lit, je pousserais le vice jusqu’à lui dire: «Moins de bruit! Demain, je bosse.» Ce sera toujours moi, moi et moi. Je n’aurai que faire d’elle ou d’une telle.
Certaines fois, je ferais la cour à des filles, mais seulement à celles qui me disent non. Et je m’en lasserais à la seconde où elles auraient changé d’avis. Le Valmont de notre époque sera épique dans la séduction équivoque. Tout ne sera qu’un jeu. Perfidie incarnée je vous dis.
J’allumerais, j’éteindrais, je soufflerais sur les braises puis je jetterais de l’eau glacée, comme ça, brutalement.
Puis un jour, je serai amoureux. Et là, je redeviendrai une femme. Parce que tant que j’en serai une, le vilain garçon qui sommeille en moi sera toujours supplanté par la midinette romantique que je suis malgré tout restée.

pas mal du tout, ça me fait penser à certains ex, en fait!
Héhé, c’est inspiré de faits réels
je vois, je vois! lol
Bref tu serais un togé Archi quoi ….
Dju, je voulais cliquer sur "J’aime" … Suis pas au bon endroit ….
moi, je me demande comment je serais ?