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Hein? C’est quoi ce sujet me direz vous? C’est un thème qui m’est venu pendant mon sommeil matinal. Oui, matinal. Je suis insomniaque et le seul moment de la journée où j’arrive à récupérer un minimum, c’est aux premières heures du jour. C’est aussi l’instant où je rêve des choses les plus invraisemblables. Mon imagination de cinglée a donc fait une partie du travail pendant que je jouais à la Belle au bois dormant.

Mais, restons dans mon songe quelques secondes et élucubrons que la réalité est un monde où les hommes sont ceux qui attendent les bébés…

Voici comment çà se passe:

Ils ne les portent pas dans leur ventre, c’est bien trop simple et pas très comique. Non, ils sont fécondés par les ovules féminins pendant l’acte sexuel et ils tombent enceintes dans leurs testicules. Le terme reste féminin, c’est beaucoup plus amusant d’entendre un mec dire : « Chérie, je suis désolé, je suis enceinte de toi! J’attends ton bébé, j’l'ai pas fait exprès!» Et la fille de répondre: «Noooooon?! Et ton stérilet dans la prostate alors! Il n’a servi à rien ou quoi? ».

L’embryon grandit alors dans la couille gauche si c’est un garçon, et dans la droite, si c’est une fille. Eux, au moins, n’ont pas besoin de passer d’échographie pour connaitre le sexe. Ils n’ont qu’à se palper entre les jambes pour le savoir.

Là où ça se corse, c’est quand ils attendent des jumeaux. Pour des faux de sexe opposé, pas de soucis pour la répartition. Un embryon dans chaque roubignole. Mais deux bébés dans la même couille, cela est impossible sous peine d’éclatement. Ça nécessite une opération pour en créer une autre du même côté. Par exemple, deux à gauche qui sont «pleines» et l’autre à droite qui reste «ventre vide».

Je ne vous dis pas la corolle de fleurs à laquelle nous avons droit autour du pistil en cas de quintuplés mais soit….

Alors, quelle chance ils ont: ils peuvent, pendant qu’ils attendent des jumeaux dans leurs roupettes gauches; être fécondé par une nana dans celle de droite. Donc en gros, être enceinte de deux garçons de 5 mois à gauche et d’une petite fille d’ un mois à droite. Chouette hein les gars?

Les premières semaines sont très délicates. Ils doivent obligatoirement éviter de se secouer les valseuses s’ils veulent garder le petit accroché. Une fausse-couche par l’urètre peut même se produire, donc la prudence reste de mise.

Mais le pire reste à venir. Les derniers mois sont plutôt éprouvant, surtout quand on supporte un gosse assez bien portant qui dépasse les 3kg 500.

Les porte-couilles ont été inventés pour ces grossesses difficiles. Il s’agit de bretelles passant autour des épaules et qui viennent soutenir la testicule concernée par le problème d’apesanteur. Ça ressemble un peu au slip de Borat en fait.

Lors des cas de grossesses multiples, des brouettes–landaus sont mises à leur disposition  pour soutenir leurs bourses trop lourdes et des places sont aménagées dans les trains, métro et bus à leurs effets.

L’accouchement en lui-même est assez traumatisant car le risque de voir leur pénis exploser pendant l’acte est plus que probable. C’est pourquoi beaucoup choisissent la « couillarienne » pour éviter ce désagrément très gênant. Leur « homocologue » pratique une incision sur le haut de la valseuse concernée pour extraire le nouveau-né de son bulbe en même temps que le placenta. Sacrés veinards l’air de rien, ils échappent à l’épisiotomie dans tous les cas.

Allez, je me réveille, dommage que cet univers ne permette pas de vivre une telle expérience. Peut-être que plus tard, avec tous les OGM ingurgités, une anomalie apparaitra .On pourra ainsi se délecter à une terrasse en regardant un gars passer en se tenant les couilles. Tout çà pour porter les futures petites canailles qui attendront d’éclore en étant bien au chaud dans les attributs masculins.