J’ai été interpellée l’autre jour par une connaissance qui m’expliquait que pour elle, le combat d’une femme, était de ne pas être uniquement une paire de seins ou un ventre pour procréer. Elle m’a juré que si un jour elle écrivait, elle passerait son temps à militer pour l’égalité des salaires et la parité.

Sur le moment, je me suis demandé si j’étais une potiche attirée par les machos. Ma réponse est: une cruche certainement  pas, aimé être malmenée sentimentalement et prise sauvagement, surement.

Je vis ma féminité avec mes propres doutes et le seul combat que je mène, il est avec moi. Je n’ai pas besoin d’une lutte pour savoir qui détient le pouvoir parce que j’ai conscience de l’avance que je détiens sur certaines. Je fais des choix. Je les assume. Je les vis. Je ne suis plus dans ce débat du bien ou du mal parce que depuis toujours, je suis dans la sincérité.

Je suis une fille qui s’est toujours débrouillée financièrement et qui s’est achetée une maison seule sans compter sur le soutien d’un amant. Je ne me suis jamais voilé la face car je sais qu’à mon âge tout est possible. Même le fait de ne pas construire une vie de couple stable. Je ne suis pas résignée, je suis juste lucide par rapport à ça. C’est une probabilité.

Malgré cela, je n’ai jamais été saisie par cette peur qu’on eue plusieurs personnes de mon entourage et qui se sont casées pour ne pas rester sur le carreau. Je ne suis pas de ces nanas qui restent par confort financier ou qui se disent que socialement, ça fait mieux d’être à deux.

Je revendique le fait que je n’ai jamais été avec quelqu’un par intérêt, ni par angoisse d’être murée dans la solitude. Les hommes qui ont traversé ma vie peuvent avoir la certitude que je les ai profondément aimé et/ou désiré.

J’assume aussi une sexualité libérée. Je m’en fiche que l’on dise qu’une fille qui couche est une pute alors qu’un homme qui enchaine les conquêtes est un séducteur. Une femme qui est courtisée n’est pas jugée par les mecs. Non, elle est accablée par ses consœurs dont la bonne morale et les langues de vipère lui taillent une doudoune pour l’hiver.

Je n’ai pas l’hypocrisie de certaines. Si je m’envoie en l’air, je ne suis pas dans la justification ou la culpabilité. Je le fais par envie. Il n’y a rien à en redire.

Je ne suis au final que prise de tête avec mes sentiments, pas avec mes actes ou les gens.

Je terminerai en disant que je ne me suis jamais considérée comme le sexe faible. Pour moi, je suis juste le sexe opposé. Et cette grande nuance, une fois qu’on l’a comprise et admise, elle permet de comprendre le sexe différent beaucoup plus facilement et surtout, d’arrêter de se considérer comme une victime de la gent masculine.